Anatomie et morphologie

Le requin étant un vertébré il possède un squelette. Ce dernier est composé de cartilage, donc très souple. Toutefois ce squelette est plus rigide au niveau du cerveau et de la colonne vertébrale.

Le requin se caractérise par un corps fuselé et aérodynamique, différentes nageoires et cinq à sept paires de branchies. 

Les requins sont majoritairement des animaux à sang froid. Leur sang est à la même température que le milieu dans lequel ils évoluent. Certains ont un sang d’une température supérieure à celle de l’eau environnante. On dit qu’ils sont endothermes. Cette caractéristique leur permet de nager plus rapidement et de chasser dans des zones froides.

 

 

Les organes vitaux 

Ils sont presque tous situés dans la cavité centrale du corps.

Le foie est très volumineux et gorgé d’huile. Il peut représenter jusqu’à 25 % du poids total de l’animal. La densité étant plus faible que l’eau il lui sert pour flotter.

L’estomac du requin est extensible et souple. Il peut accueillir une grande quantité de nourriture. Certaines espèces peuvent le retourner de façon à vomir en cas d’attaque. Leur prédateur se nourrira du contenu et le requin pourra s’enfuir.

 

La peau

La peau n’est pas composée d’écaille mais de denticules orientées vers l’arrière. Elles peuvent être microscopiques mais aussi atteindre 5 mm d’envergure. Au toucher elles peuvent irriter la peau humaine. Elles jouent un rôle protecteur lors d’éventuelles agressions (y compris lors de l’accouplement) mais servent aussi à aider le requin dans sa glisse. Une substance visqueuse est secrétée par la peau pour renforcer la glisse.

Les écailles des femelles sont plus épaisses que celles des mâles dans le but de se protéger de leurs morsures lors de l’accouplement. Chaque espèce à sa propre « écaille » caractéristique.

L’épiderme du requin peut être, pour certains, plus épaisse qu’un doigt humain. Elle est appelée peau de chagrin dans le commerce.

 

Les branchies 

Le requin est un poisson et a besoin d’oxygène pour survivre. L’eau de mer n’en contient que 1% contre 21% pour l’air. Leur système respiratoire est donc développé en fonction.

Les branchies servent à la respiration. Elles sont généralement au nombre de cinq paires (ou sept selon les espèces). Elles ont une double fonction puisqu’elles sont utilisées comme filtre à air et comme poumon.

L’eau s’infiltre par la bouche ou par les spiracles (derrière les yeux) et passe dans les branchies. L’oxygène est prélevé et transporté vers le sang.

Certains requins doivent être en mouvement en permanence afin de faire circuler l’eau dans les branchies et ainsi ne pas s’asphyxier. D’autres en revanche sont capables de pomper l’eau et peuvent s’arrêter sans risque.

Chez le requin pèlerin les branchies participent au filtrage du plancton.

 

Les nageoires

Les nageoires sont composées de cartilage disposé différemment selon les familles de requins.

Sans elles, le requin serait constamment en mouvement de toupie. Elles jouent toutes un rôle particulier : propulsion, équilibre, pour tourner et même pour « freiner ».

Les nageoires des requins diffèrent selon les espèces. Elles sont plus ou moins résistantes, plus ou moins élastiques ; elles sont adaptées aux différents modes de vie étudiés.

Si on observe chez un requin une nageoire dorsale en arrière c’est signe qu’il a tendance à être moins actif et à vivre au fond de l’océan. Elles ne sont pas les mêmes chez les individus d’une même espèce. Ainsi les scientifiques peuvent par exemple reconnaître chacun des requins blancs qu’ils sont en train d’étudier. La « tranche » de la nageoire et les nuances de couleurs sont différents.

Grâce aux nageoires dorsales et anales le requin peut nager en ligne droite et n’oscille pas dans tous les sens. Les forces se compensent avec celles de la poussée exercée par la nageoire caudale.

La nageoire pectorale fait office de gouvernail. Elle fourni la poussée nécessaire à la propulsion et permet aussi au requin de régler sa position.

La nageoire caudale est, selon les espèces, plus ou moins asymétrique. Celle du requin renard l’est particulièrement. Cela lui procure un outil de chasse très efficace. Après avoir tourné (avec l’un de ses congénères) autour de ses proies afin de les resserrer entre elles il lui suffit de donner un violent coup avec la partie supérieure de sa nageoire caudale. Elles sont étourdies et il peut donc les attraper sans grande difficulté.

Les nageoires pelviennes, chez le mâle, se transforment en organes copulateurs : les ptérygopodes.

Malheureusement cette partie du requin est devenue un met cher et rare, très prisé des asiatiques. Conduisant à un trafic de contrebande aux conséquences désastreuses. Voir le paragraphe Régime alimentaire & rôle dans écosystème.

 

 

 

 

 

Dentition et mâchoires 

Comme expliqué dans les paragraphes précédents chaque famille de requin a ses propres caractéristiques physiques. Il en va même pour les dents et les mâchoires.

Certains ont des dents aussi coupantes qu’un rasoir tandis que d’autres n’en n’ont pas de très acérées. En place ils ont des plaques cornées à l’intérieur de la bouche afin de broyer leurs proies comme les coquillages par exemple.

Elles sont disposées de façon différente. Par exemple, chez le requin blanc, les dents de la mâchoire supérieure semblent très espacées. C’est le cas mais les intervalles sont comblés par les dents du bas lorsqu’il ferme la bouche. Ses morsures sont donc très efficaces d’autant plus que son museau se redresse de façon à ouvrir la bouche à son maximum.

Au cours de sa vie le requin « créé » continuellement de nouvelles dents qui suivent la croissance du tissu gingival. Ainsi les dents qui tombent lors de morsure sont remplacées sous 8 à 15 jours par celles se situant dans la deuxième rangée. Il est possible que chez certaines espèces l’arc de dents soit remplacé d’un seul coup. Un requin peut avoir possédé 30 000 dents.

Contrairement à ce que beaucoup ont longtemps cru le requin n’a pas besoin de se retourner ou de se dresser pour capturer ses proies. Même si la bouche se situe sous le museau elle n’en demeure pas moins très fonctionnelle. La mâchoire supérieure du grand requin blanc n’est pas fixée sur le crâne. Elle est dite hyostylique. L’articulation de sa partie supérieure se fait grâce au cartilage hyomandibulaire. On peut distinguer trois étapes lors d’une morsure. Le museau se relève, la mâchoire inférieure est abaissée pour augmenter la prise et enfin les mâchoires se rejoignent et détachent la chair.

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